Selon le décret du 27 novembre 1991, on peut devenir avocat en fonction de son expérience professionnelle. Ainsi la qualité de parlementaire pendant au moins 8 ans, ou la qualité d'ancien ministre du budget et de la réforme de l'Etat ou encore celle de secrétaire général de l'Elysée ou de diplomate par exemple permet de demander son admission au Barreau....de PARIS bien évidemment.
Bien sûr le métier d'avocat ne noircit pas plus sa robe que cela puisqu'après tout, la dévalorisation du métier est déjà bien avancée.
Que des figures authentiques du microcosme politique veuillent défendre la veuve et l'orphelin, qu'ils veuillent donner leurs conseils forcément « a-visés » à des chefs d'entreprise friands de prestataires de haut lignage, ça aussi on peut comprendre. Péché de vanité ou d'orgueil selon la lucidité des uns et des autres. Mais on pourrait se méprendre sur les compétences réelles de personnages haut en couleur dont la vocation apparaît plus d'opportunité que réelle: Et pourtant, on conçoit parfaitement qu'un avocat s'éprenne de politique tant les métiers ont des similitudes. Mais la vocation inverse est plus suspecte.
Certes, ces avocats politiques savent s'exprimer mais assez peu s'expliquer si l'on s'en tient aux interrogations pérennes de nos concitoyens .
Certes, ils savent des choses importantes et confidentielles mais qu'ils n'ont pas forcément le droit de partager avec leurs...amis et néanmoins ....clients .
Certes en la matière, le clientélisme est assez l'apanage du politique mais qu'ils en fassent commerce est un peu dérangeant car le mélange des genres, affaires privées et affaires publiques n'est pas caractéristique des démocraties en bonne santé.
Certes, ils ont des connaissances mais de celles qu'il faut savoir tenir éloignées des lieux de pouvoir, anciens ou actuels.
Bref, être avocat est dans l'esprit de bien de nos concitoyens un bien noble métier mais un métier qu'ils ne comprennent pas sauf à croire qu'il ne s'agit que d'une caste de nantis ; Alors que ce métier soit de plus en plus investi par les politiques réduit encore plus le peu de compréhension qu'ils ont de ce métier qui survit plus qu'il ne vit ; qui dépérit plus qu'il ne s'épanouit. La crédibilité d'un métier tient beaucoup au respect des codes et à la connaissance des usages et des petites et grandes misères humaines. Le plus populaire de nos usages était la défense gratuite des plus pauvres, le temps passé à écouter sans juger et sans attendre autre chose qu'un sort meilleur pour cet être livré à soi.
Que sauront ces anciens ou actuels politiques de ces misères là ? Le temps est un excellent juge. Alors attendons et écoutons ces confrères là avant d'être définitif dans nos appréciations puisqu'aussi bien désormais nous devons les appeler confrères. Cette confraternité qui est aussi l'une de nos traditions les plus fortes et qui nous donne encore l'illusion que nous sommes tous égaux en droits et en devoirs